Une étape stratégique pour les droits fonciers au Kenya
Dans la foulée d’un moment charnière pour la gouvernance foncière au Kenya, la Commission nationale des terres (NLC), la Coalition internationale pour l’accès à la terre – Afrique (ILC Afrique), et la Coalition nationale foncière du Kenya à travers son organisation hôte, le Land Development and Governance Institute (LDGI), ont officiellement signé un Mémorandum d’Entente tripartite (MoU) le 16 juin 2025.
Cette collaboration stratégique marque un tournant vers le renforcement du partenariat entre le gouvernement et la société civile, pour une gouvernance foncière centrée sur les personnes, fondée sur les données et portée par les communautés, en vue d’assurer des droits fonciers sécurisés.
Grâce à ce partenariat, des plateformes multipartites telles que la Coalition nationale foncière du Kenya (KNLC) sont davantage renforcées pour faire le lien entre les politiques et la pratique, en ancrant les voix des communautés dans le débat foncier national.
Pourquoi ce partenariat est important
Au cœur de cette collaboration réside une vision commune: transformer la gouvernance foncière par l’action collective. Comme l’a souligné Kabale Tache, Directrice générale de la Commission nationale des terres (NLC), les structures sont déjà en place.
Il existe désormais une opportunité accrue de garantir que les processus d’allocation des terres soient réactifs, coordonnés et équitables. Il convient toutefois de souligner des défis persistants, notamment des données fragmentées, l’absence d’une banque foncière nationale, et la fragmentation croissante des terres, qui exigent des réponses conjointes.
Le protocole d’accord (MoU) fournit précisément le cadre nécessaire pour y parvenir, en reliant l’influence politique à la mobilisation des communautés à la base.
Ce que permet le MoU
Le MoU définit les principaux domaines de collaboration:
- Renforcement des politiques, des pratiques et des priorités en matière de gouvernance foncière, y compris le comblement du fossé entre les politiques et leur mise en œuvre sur le terrain
- Élaboration d’un cadre national de données et de suivi fonciers
- Recherche conjointe et plaidoyer fondé sur des données probantes
- Renforcement des capacités des acteurs à tous les niveaux
- Mobilisation des ressources en faveur des priorités de gouvernance foncière
- Engagement au niveau des comtés grâce aux structures établies de la NLC
Mettant en lumière la manière dont cet accord réunit des acteurs étatiques et non étatiques de manière sans précédent.
Perspectives d’avenir
Le protocole d’accord sera mis en œuvre à travers des plans de travail conjoints annuels, des revues périodiques et des actions coordonnées, alignées sur les priorités nationales et les réalités des communautés. Il s’agit d’un pas vers un écosystème de gouvernance foncière plus harmonisé, où la collaboration, la confiance et l’inclusion constituent le socle du changement.