Stand for Her Land ouvre la voie au dialogue en amont de la CLPA 2025
Alors que l’Afrique se prépare à la Conférence sur la politique foncière en Afrique (CLPA) 2025, placée sous le thème "Gouvernance foncière, justice et réparations pour les Africains et les descendants de la diaspora africaine," une vérité s’impose: le développement durable de l’Afrique commence par la sécurisation des droits fonciers des femmes.
La campagne Stand for Her Land (S4HL), en collaboration avec la Coalition internationale pour l’accès à la terre (ILC) Afrique, organisera un événement parallèle à la CLPA intitulé "Accélérer le développement durable en Afrique grâce à la sécurisation des droits fonciers des femmes." Cette session mettra en lumière le leadership féminin, les solutions communautaires et les approches transformatrices de genre qui rendent la gouvernance foncière plus inclusive et équitable.
Pourquoi les droits fonciers des femmes sont-ils essentiels aujourd’hui?
Partout en Afrique, les femmes ont cultivé la terre, nourri leurs familles et soutenu leurs communautés pendant des générations. Pourtant, leurs contributions restent souvent non reconnues et non rémunérées. Les femmes demeurent sous-représentées dans la propriété foncière et la prise de décision, une disparité qui perpétue la pauvreté, affaiblit la sécurité alimentaire et limite la résilience climatique.
À mesure que la sécheresse, la dégradation des terres et les phénomènes climatiques extrêmes s’intensifient, les femmes portent les fardeaux les plus lourds de la crise climatique. Sécuriser les droits fonciers des femmes n’est donc pas seulement une question d’égalité de genre: c’est une condition essentielle pour atteindre les Objectifs de développement durable (ODD) liés à l’éradication de la pauvreté, à la réduction de la faim et à l’égalité des sexes.
De la politique au pouvoir: combler le fossé entre les lois et la réalité
Au fil des décennies, l’Afrique a pris de forts engagements en faveur de l’égalité de genre dans la gouvernance foncière de la Déclaration de Beijing et de l’Initiative du Kilimandjaro à l’Agenda 2063 de l’Union africaine et aux Directives volontaires sur la gouvernance responsable des régimes fonciers (VGGT).
Pourtant, comme le souligne la campagne Stand for Her Land, les engagements politiques doivent se traduire en changements vécus. Trop souvent, les avancées juridiques n’atteignent pas les femmes des communautés rurales et autochtones, qui se heurtent à des obstacles sociaux, culturels et financiers pour posséder et contrôler la terre.
Lors de la CLPA 2025, l’événement parallèle organisé par ILC Afrique et S4HL explorera comment un plaidoyer structuré, un financement durable et des partenariats intersectoriels peuvent combler ce fossé et rendre les droits fonciers effectifs pour les femmes sur le terrain.
Une action collective pour le changement
La campagne Stand for Her Land défend une idée simple mais transformatrice : lorsque les femmes ont des droits fonciers sécurisés, tout le monde en bénéficie. Un accès égal à la terre renforce la justice économique, la restauration environnementale et la résilience des communautés.
La session à venir réunira un panel diversifié des femmes leaders de base en Ouganda et au Sénégal aux représentants de l’IGAD, d’ONU Femmes et de la GIZ pour identifier des solutions concrètes en faveur d’une gouvernance foncière sensible au genre. À travers des témoignages, des données et des innovations, les participants co-créeront des pistes d’action pour sécuriser les droits fonciers des femmes à travers le continent.
Un appel à l’action à la CLPA 2025
L’événement parallèle de la CLPA ira au-delà du simple dialogue: il servira de tremplin pour un plaidoyer collectif et coordonné. Il amplifiera les appels en faveur d’un financement inclusif, de partenariats renforcés et de réformes politiques qui permettent aux femmes de façonner l’avenir des systèmes fonciers africains.